Projet Dostoïevski

Il progetto Dostoevskij è cominciato nel 1991, varie tappe di questo lavoro sui “demoni" sono state realizzate in Italia ed in Russia. La prima tappa, Tre Studi per i demoni, fu presentata in un vecchio centro della gioventù fascista a Modena, in un vecchio ospedale psichiatrico a Volterra ed in un Chiostro a Riva del Garda. Il gruppo degli interpreti era composto da attrici e da attori belgi, italiani e francesi.


Affiche

Des Passions

affiche

Photos

Distribution

Vers les photos du spectacle

Des Passions

(1992)


Mise en scène/regia

Thierry Salmon


Drammaturgie/ / drammaturgia

Renata Molinari


Composition musicale

Patrick De Clerck


Scénographie et costumes/ scene e costumi

Patricia Saive


Lumières// light designer

Enrico Bagnoli


Mouvements chorégraphiques/Movimenti coreografici

Monica Klingler


Assistante à la mise en scène// Assistente alla regia

Carmen Blanco Principal


Directeur technique/Direttore tecnico

Vincent Longuemare


Régie de platerau/ direttore di scena

Rossana Raddi


Réalisation costumes/ realizzazione costumi

Délégué de production/delegato di produzione

Patrizia Cuoco


Administrateur délégué/ amministratore delegato

Patrick De Laender


Professeur de russe et interprètes/insegnante di russo e interprete

Gabriella Tozzetti, Valeria Micucci


Avec/con

Marie Bach

Eric Castex

Cristiane Henri

Maria Grazia Mandruzzato

Larissa Novikova

Renata Palminiello

Pierre Renaux

Vladimir Rogulchenko

Bruno Stori

et le Quatuor Danel


Présentation: 1992-Saint Petersbourg (Théâtre Pouchkine)

Création/Creazione: 1992-Liège (l’Ancienne Abbaye du Val Saint-Lambert -Rencontres Internationales de Théâtre Contemporain)

Tournée : Bruxelles (L’ Atelier Sainte-Anne), Milano (Centro di Ricerca per il Teatro), Barcelona (Mercat de les Flors), Modena (Sala XXVI Settembre), Prato (Il fabbricone), Antwerpen (deSingel), Taganrog (Memorial Cehovskkij Teatr), Mûnchen (Muffathalle- Theater der Welt 93)

Production : Syzygie (Bruxelles), Drama Teatri San Geminiano (Modena), en coproduction avec : Mercat de les Flors (Barcelona), C.R.T. (Milano), avec l’aide du Ministère de la Communauté française de la Belgique, Service du Théâtre, du Commissariat général aux relations Internationales, de la Commission des Communautés européennes « Kaleidoscope »

Presse

Estratti stampa Des Passions, 1992



[…] uno dei rari spettacoli da vedere assolutamente, e in grado di riaffermare i valori coinvolgenti del teatro nei confronti della sua banalizzazione quotidiana.

[…] le travail de Salmon mérite d’être conseillé; c’est un spectacle à voir absolument, capable de réaffirmer les valeurs du théâtre à l’égard de sa banalisation quotidienne.


Franco Quadri, Nove personaggi in cerca d’orrore, “La Repubblica”, 22 novembre 1992


[…] uno spettacolo all’apparenza spoglio e persino un po’ incompiuto, in realtà assai complesso e stratificato e non sempre di facile decifrazione, una lettura senza prese di partito, interamente affidata ai rapporti di forza tra i personaggi, una specie di gabbia espressiva e intellettuale che richiede un notevole impegno di partecipazione da parte dello spettatore. In realtà Des Passions è uno spettacolo in qualche modo non appagante per chi vi assiste in quanto sospeso in una sorta di oggettività senza catarsi: e tuttavia straordinariamente affascinante per lo spessore e la precisione del disegno teatrale che lo sostiene, oltre che per l’impeccabile prestazione degli attori.

[…] un spectacle à l’apparence dépouillé et même légèrement inachevée, qui, pourtant, est en réalité complexe, stratifié et par fois difficile à déchiffrer, une lecture sans parti pris, entièrement liée aux rapports de force entre les personnages, une sorte de carcan expressif et intellectuel qui exige un effort important de participation de la part des spectateurs. En fait, le spectacle Des Passions laissera sur sa faim celui qui y assiste dans une objectivité sans catharsis. Il est extraordinairement fascinant par l’épaisseur et la conception théâtrale qui le soutient, ainsi que par l’impeccable prestation des acteurs.


Renato Palazzi, Forza implosiva dei “Demoni” al Salmon, “Il sole 24 ore”, 8 novembre 1992


[…] Un lavoro molto bello che probabilmente può essere considerato come il migliore mai realizzato dal regista Thierry Salmon durante la sua produzione. […]

[…] Lo spettacolo accompagna per mano all’interno dei sentimenti, nel profondo; qui l’atmosfera, il clima abbraccia gli spettatori e li costringe a delle interrogazioni personali, intime. […]

[…] lo spettacolo sta al romanzo come gli attori stanno agli spettatori, si capiscono le trame, legami, parole e spesso è possibile intendere pensieri, magari dal piccolo gesto di una mano. L’atmosfera vince il senso, dando spazio al sentimento, alle intuizioni. […]


Fabrizio Maselli, I demoni di Salmon, “La Gazzetta di Modena”, 22 novembre 1992


[…] l’energia sprigionata da Des Passions diventa con Salmon l’ennesimo viaggio dentro l’uomo.[…]

[…] la prova degli attori è esemplare, coinvolgente, generosissima. […]


Sergio Colomba, Nove tumultuose storie di Demoni allo specchio, “Il Tempo”, 22 novembre 1992


[…] La représentation témoigne d’un travail préparatoire profonde t long. Le spectateur le sent. Le jeu des acteurs, au milieu d’une scénographie assez rudimentaire (Patricia Saive) avec ces miroirs mobiles et aussi avec un mur mobile de chaises entassées, dégage une intensité fascinante. Ce qu’ils disent n’est pas toujours compréhensible ; mais nous partageons irrésistiblement leurs émotions. [..]

[…] Des Passions est comme un enchainement de situations de conflits entre des personnages individuels et de conflits intérieurs de chaque personnage séparément ; place aux passions alors. Qu’on parle à part le français aussi du russe n’est gênant du tout ; ça nous aide au contraire à mieux sentir le monde de Dostoïevski et celui des comédiens russes. […]


Jef De Roeck, Salmon lâche les démons de Dostoïevski, « De Standard », 23 octobre 1992


[…] Le jeune metteur en scène s’attaque plutôt à la chair meurtrie de l’œuvre et plutôt que d’exposer sa fable, il taille à vif jusqu’au cœur des personnages, sans ménagements. Cette démarche et l’investissement superbe des acteurs qui la concrétisent, exacerbent le combat des etres avec leur monde, avec eux-mêmes. Ils naviguent sur les lèvres de la plaie ouverte plutôt que de nous exposer leur parcours. Ils en font constamment miroiter le danger comme l’éclat du soleil sur une lame de couteau, comme le reflet des projecteurs de scène sur les grands miroirs à double face qui composent la scénographie. Profondément proche de Dostoïevski, nous sommes projetés dans un théâtre des extrêmes, au propre comme au figure puisque l’image du public se duplique dans les glaces qui lui font face, puisque l’enfant qui naitra du ventre de la révolutionnaire est extrait des premiers rangs du public. […]


Claire Diez, Aveuglantes ténèbres…, “La Libre Belgique”, 10 octobre 1992